Marcher pour parrainer

Le développement de la vie associative est un enjeu de société. Le ministère de l’Education Nationale fait appel depuis longtemps aux associations pour en faire un partenaire privilégié dans l’éducation des élèves. Cette collaboration s’appuie sur la richesse du tissu associatif français qui dénombre pas moins d’un million d’associations.

Les associations crées au sein des établissements scolaires ont pour but de développer chez les élèves leur sens des responsabilités en les rendant acteurs et pilotes dans la construction de projet. Devenir un citoyen à part entière est une chose qui se cultive, qui s’apprend, et l’Ecole est le socle principal de cette éducation à la citoyenneté, en permettant aux élèves de s’impliquer dans des projets éducatif, culturel et humanitaire.

C’est sur fond d’une société de plus en plus individualiste et souvent peu soucieuse des inégalités entre les pays que depuis plusieurs années, l’association de notre lycée ( Club Solidarité Internationale ), a pour but de sensibiliser et de fédérer les élèves de notre établissement autour de projets visant à récolter des fonds pour des associations, grâce à une « Marche Parrainée ».

Le projet ayant gagné en cohérence et en visibilité au fil des années, se sont près de 20 membres de l’association, dynamiques et motivés, qui se sont retrouvé pour reconduire le projet. Cette année, le club du lycée va travailler avec pas moins de neufs associations, pour la plupart située en Afrique ( Sénégal, Mali, Nigéria, Rwanda ) et venant en aide aux populations de diverses manières en contribuant à la construction d’écoles, d’hôpitaux, d’orphelinats …

Sous la tutelle des CPE et des AED de l’établissement, le début d’année a été marquée par de nombreuses réunions visant à organiser le projet. Fort de leur prestation de l’année précédente avec une récolte de fond record, ce sont des élèves motivés et volontaires qui se sont retrouvé pour réorganiser l’évènement. Ces réunions ont été des moments d’échanges, de débats, de discussions et de délibérations, où les élèves avaient une liberté quasi totale dans la conduite des échanges. Ils ont ainsi développé des capacités d’écoutes, comprenant que ce genre de projet se construit petit à petit, avec du temps et en groupe.

S’en ait suivi une phase plus pratique, celle où il a fallu faire connaître notre action. Elle a été l’occasion pour eux de concrétiser tout se qui avait été discuté au préalable. Ainsi, on a pu organiser des interventions d’une heure dans les classes de seconde afin de présenter le projet aux nouveaux arrivants de l’établissement, mettre en place un réseau d’affichage dans le self, le CDI, le foyer… De nombreuses idées ont pu éclore au fil du temps tel que la création de t-shirt, l’intervention en salle polyvalente d’associations avec lesquelles nous avons été amener à travailler, un concert et un spectacle de danse, des expositions … Cette année, l’accent a été mis sur l’utilisation du numérique comme outil de diffusion, bien trop délaissé les années précédentes. La création d’un événement et d’une page Facebook ont été mis en place afin de mobiliser un maximum de personne et de diffuser le plus largement possible notre action. Dans le même temps, la création d’un film et d’un Powerpoint qui ont été diffusé sur les écrans de l’établissement, ont permis de faire du numérique un outil éducatif, permettant de diffuser et communiquer notre projet humanitaire.

Un gros travail de communication qui a abouti par la journée « Marche Parrainée » le samedi 25 avril, où membres de l’association, élèves, professeurs, parents, volontaires se sont retrouvés le temps d’une après midi pour récolter des fonds selon les kilomètres parcourus, dans une ambiance festive marquée par des concerts, des spectacles et sous le signe de la bonne humeur.

Il ne reste maintenant plus qu’à faire les comptes et récolter les dons auprès des sponsors pour les redistribuer aux ONG. Cette année encore, l’implication des élèves a été exemplaire, leur motivation et leur dévouement ont permis de reconduire et d’améliorer un projet qui leur tenait à cœur, à tel point qu’il est question aujourd’hui d’établir des partenariats avec d’autres établissements afin d’étendre la portée de l’action.

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